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Récit de D.Massé (Mémoire)

Daniel Massé
Prison de Seysses Route de Muret
31600 MURET/SEYSSES
AVRIL 2004

Mesdames Messieurs,
Comment commencer cette lettre ?

* Je souhaite simplement dénoncer l'incohérence, l'inéquité, le manque d'intégrité, le non respect des droits de la défense, l'avalanche de suppositions, l'acceptation de mensonges et le refus absolu d'accepter le doute voir même d'inspirer l'erreur dans l'affaire que l'on appelle « l'affaire Massé ».

* Pourtant, le doute légitime fait partie intégrante de chaque être humain, de son enfance jusqu'à sa mort.

* Je suis le seul à pouvoir en parler autant, autant que je vais le faire, et cela pour trois raisons. La première est d'être concerné depuis plus de neuf années, la seconde est de ne pas être tenu au secret professionnel, la troisième est mon innocence et le fait de devoir sauver ma vie par les seules moyens dont je dispose.

Comment être bref pour expliquer et développer neuf années ?

L'affaire débute le matin du 16 décembre 1994 à 7h30 dans le nouveau centre d'activités Secondo, juste derrière l'hypermarché Carrefour Porter. Un colis piégé adressé à Mr Joseph Hernandez et son épouse Dominique née Terrier. Les investigations se poursuivront suivant quatre pistes principales. Ils venaient notamment de signer des contrats à l'exportation avec le Viet-nam, le Cambodge et il comptait prendre position sur le marché Corse (Dépêche du Midi du 17 décembre 1994).

Pourtant, j'étais déjà en garde à vue le matin du 16 décembre, tout comme mon exépouse. Les enquêteurs sont venus me chercher sur le lieu de travail de mon exépouse, puisque j'y surveillais un concours depuis 8H00 du matin, après m'être levé vers 6H30 en famille. Après s'être présenté à mon ex-épouse, les enquêteurs l'ont informé qu'ils cherchaient son mari pour l'interroger sur un attentat, puisqu'on avait vu son véhicule là où il ne fallait pas. Ce qui était faux. Mon ex-épouse eut un malaise, ce qui est naturel. Ma garde à vue dura du vendredi 16 en fin de matinée, jusqu'au samedi 13H00. J'ai appris de suite les accusations téméraires des époux Hernandez et de Mr Terrier.

On me reprocha d'avoir une paire de jumelle, dans la boîte à gant de mon véhicule, mais pas un compas, une règle Grasse, une boussole et des cartes marines qui vont ensemble. En effet, j'ai un bateau, un bombard C5. A ce jour, j'ai encore cette paire de jumelle dans ce même véhicule.
On me reprocha d'avoir le corps d'un mini-rupteur dans mon garage, qui venait de chez Mr Hernandez, prêté avec des pièces mécaniques plus d'un an avant, afin de faire une modification sur une de ses polisseuses.

On me reprocha d'avoir déposé plainte contre eux neuf mois avant les faits, pour un petit litige.
On me reprocha de posséder une bouteille de vin, qui me servait simplement à transvaser le vin que j'achète en cubit à la cave de mon quartier. Pour eux, il y avait des indices plus un mobiles. Qui plus est, mon ex-épouse est d'origine corse (née Filippi), et nous allions aussi chaque été en vacances en Corse. Ce jour-là, vendredi 16 décembre, un colis piégé avec des similitudes à celui de Toulouse explose dans un tri postal à Paris. Je venais de passer du vendredi au lundi précédents, un cour séjour à Paris pour m'être rendu au Salon nautique, puisque je travaillais sur un projet de péniche pour location fluviale.

En outre, j'ai pu revoir à Paris deux cousins et une cousine que je n'avais pas vu depuis l'âge de 14 ans. Ceux-çi sont aussi d'origine corse par leur père dont le nom est Casablanca. Les enquêteurs pouvaient imaginer un réseau de terroriste. Mais je me suis rendu à Paris en train et n'étais pas autonome. J'ai ramené de la grande banlieue de Paris cinq branches de gui. Cela s'offre à Noël pour porter bonheur : C'est la tradition ! Puis l'affaire fut transmise de la Gendarmerie à la PJ, suite à une demande du Parquet de Paris et une ordonnance d'un juge, me semble-t-il ,le Juge Joachim Fernandez. Le 18 décembre 94, dans la Presse, il était dit « Une froide vengeance. Le ou les mystérieux assassins ne voulaient pas seulement endommager les locaux. La personne qui l'a déposé savait que les gérants de la société débutaient très tôt. Même parfaite connaissance des horaires de l'employée qui pris son service à 9H00. L'ouverture d'une information judiciaire pourrait s'accompagner d'une ou plusieurs gardes à vue. Les gérants se savaient menacés, pour une raison qui reste bien mystérieuse. »

Puis plus rien ! C'est par la suite que j'ai su que la P.J. s'en occupait, que j'étais sur écoute téléphonique , filé pendant trois mois, et qu'il y eut des recherches sur notre compte bancaire.
Puis le 15 mars 1995, c'est-à-dire trois mois plus tard, je fus arrêté cinq minutes après être entré à mon domicile. Il était environ 13h30. Une huitaine d'inspecteurs étaient là, la brigade scientifique aussi, soit treize personnes en tout. On me pris les batteries de mon alarme et des fils rouges étamés de celle-ci (fils d'origine de la centrale d'alarme vendu tel quel).

Des peintures acryliques noir et un déco-tissu noir, plus un de mes aérographes acquis après Noël comme cadeau. Je fis la remarque à l'inspecteur de ne pas les prendre, que j'avais la facture de tout ceci acquis fin décembre 94 et janvier 95. Il répliqua « Ce n'est pas les factures qui nous intéresse, c'est vous. » Dans mon garage, ils prirent aussi deux bombes de peinture aérosol, une beige et une noir, acquis quelques jours avant et destinées pour la maquette de ma péniche en cours d'élaboration. Un exercice sur feuille à dessin, pour peinture à l'aérographe avec un effet métallique, le mot Corse inscrit sur la feuille. Une petite caisse en bois d'aggloméré où était rangé un moteur. Ils prirent des outils, une scie circulaire Bosch, une ponceuse à bande Bosch, un rabot électrique Black & Decker, mes boîtes de vis, des pointes, un tournevis, des charnières, divers colles et divers objets. Ils prirent une enveloppe matelassée dans la chambre de mon fils Yannick. Ils auscultèrent mon véhicule, mon bombard C4, la remorque du bombard, mon jardin, etc.. Un des enquêteurs a dit aux autres « Trouvez moi la cordelette pour que la marié soit plus belle. » Avant de partir, ils m'ont sollicités de prendre de l'argent que j'avais dans un tiroir. Là, je compris que les dés étaient jetés et que cet argent m'allait être nécessaire pour les besoins en prison !
Pendant ce temps, ma fille, mon ex-épouse, une amie Brigitte Azéma avec qui je surveillais des concours et examens, furent mises en garde à vue.

Le plus gros indice qu'ils emmenèrent à ce moment-là, c'était moi-même car j'étais technicien méthodes et hyper bricoleur. Puis commença la garde à vue : mélange de violences verbales associés aux courtoisies verbales, question sur question, l'explication du mobile, la jalousie, le regret, le dépit, la vengeance, la soi-disant dénonciation de mon ex-épouse, de ma fille et de mon ami Brigitte, les témoins qui m'ont vu sur le lieu. Je ne pouvais y croire, tout ceci ne pouvait me déstabiliser puisque je me savais innocent à tout cela, que j'étais chez moi et que personne ne pouvait avoir utiliser mon véhicule sans que je le sache. Tout ceci était dans le jargon policier « une saucissonnade » vouée à l'échec.

On me montra une plaque d'aggloméré , avec une trace de talonnage de scie. J'ai répondu que ma scie ne pouvait talonner avec une lame carbure à 7 dents, mais que par contre, avec cette trace, ils pouvaient déterminer le diamètre de la lame.

On me dit qu'un fabricant, le seul, leur avait envoyé une bouteille identique à la mienne, celle qui était sur le bureau. Elle contenait du vin et était cachetée. Je compris que c'était un leurre, car venant de l'industrie, je connais le groupe St Gobin qui détient 80% du marché de fabrication de bouteilles sur plusieurs usines, que les normes (N.F) ne permettent pas de fabriquer des bouteilles suivi du conditionnement de celles-ci en fin de série, que St Gobin ne distribue pas de vin. De plus, dans un carton, il y avait sous plastique des goulots, des débris et culots de verre, qui m'a permis de constater qu'il n'y avait pas de similitudes. On m'a mis en évidence les cosses montées sur des fils du colis, devant les yeux, en disant qu'une pince à sertir laisse des marques identifiables. J'ai pu observé que les cosses n'étaient pas les mêmes que les miens et non serti, mais plutôt écrasés de façon maladroite. On m'a montré les charnières, les pointes sur un morceau de bois, les vis sur un autre, le minirupteur muni d'accessoires. Rien ne correspondait à ce que j'avais à mon domicile et mis sous scellé. Enfin, on me montra une batterie que l'on me mis entre les mains, une batterie très courante que l'on trouve dans les petites motos ou voitures électriques d'enfants, dans les petits standards téléphoniques, dans les alarmes domestiques ou professionnelles, dans certains modèles réduits ...etc... J'ai moi-même dit en avoir deux dans mes lampes de plongée et nous sommes allés à mon domicile les récupérer. Puis je fus interrogé sur des soi-disant menaces que j'aurais proféré aux victimes, neuf mois plus tôt. Je niais totalement, et ces menaces n'étaient pas mon genre. Puis au sujet de mon amie Brigitte, la police pensait que c'était ma maîtresse. Une amie, oui ! Un homme ne peut-il entretenir des relations amicales avec une femme, sans que cela soit une maîtresse ! C'est à elle, que j'ai offert une branche de gui, comme portebonheur pour ses futurs projets. Ensuite, il y eut des questions sur mon éventuel complice de Paris, qui aurait posté un colis pour faire diversion pour celui de Toulouse, et sur mon complice de Toulouse , que j'aurais commandité, car mon emploi du temps ne me permettait pas de le faire moi-même, sur mes vacances en Corse où je devais avoir de sacrés relations. Tout ceci était pour moi une fiction policière, mais pas pour eux.
Je ne menace pas, au contraire, je me ferme et pars.

Je n'avais jamais trompé mon ex-épouse en 21 ans.
Je clamais mon innocence, celle de mes outils et de complices hypothétiques.
Je clamais que la Corse était pour moi un très beau lieu de vacances ou l'on campait.
Je clamais que si mon ex-épouse avait pris un ou deux somnifères, la veille, il était impudique de parler de bouillon de onze heures.
Je clamais que je n'étais pas plus demandeur que Mr Hernandez pour travailler à Médilens, bien au contraire, c'est lui qui insistait pour qu'on en parle (voir audition de confrontation chez le Juge).
Je clamais que j'étais resté chez moi et n'en étais plus sorti jusqu'au matin 7H30.
Je clamais que je travaillais sur un projet de péniche qui me tenait à coeur ... etc..
Je fus emmené dans les geôles au sous-sol, du cinquième étage de la P.J...

Dans l'ascenseur, le responsable de l'enquête m'a dit : « Mr Massé, croyez-vous que la Police soit capable de fabriquer des preuves ? » et « Nous ne donnerons pas tout à vos avocats et vous allez y rester longtemps en prison ! ». Je n'ai rien répondu.

En bref, alors que quatre pistes principales étaient annoncées, l'enquête fut menée uniquement à charge contre moi, dès le premier jour.

L'entretien chez le juge fut court. En guise de questions-réponses, je n'ai eu qu'une affirmation de sa part : « Mr Massé, je sais que c'est vous et vous savez que je le sais ».

Je fus incarcéré 28 jours isolé total sans avoir jamais connu le milieu carcéral. C'était horrible ! Un cauchemar ! Puis quatre mois d'isolement et le reste en quartier. L'instruction chez le juge n'a jamais changé de tonalité. Pour lui, c'était moi et tout ce que je pouvais dire ou démontré à décharge l'agaçait, au lieu de la faire vaciller. Une commission rogatoire demandée par moi-même ne fut jamais refusée mais jamais exécutée. Une commission rogatoire demandée par ma défense ne fut jamais refusée mais jamais exécutée. Ces deux manques auraient été dans n'importe quel autre dossier un vice de forme et de procédure. Pas pour moi.

Les scellés des batteries sont partis en expertise après le mois de juin alors que la chambre d'accusation allait me sortir en liberté provisoire. Il est précisé dans le Code pénal français, que les scellés doivent être présentés à la défense et l'accusé, ce qui ne fut fait. Cela aussi aurait été dans n'importe quel autre dossier un vice de forme et de procédure.

Pour terminer en ce qui concerne le Code Pénal français, il précise que lors d'une mise en examen avec mise en détention pour un mandat criminel, le juge doit faire exécuter une étude psychologique et/ou psychiatrique, et une enquête de moralité et de personnalité. Celle-ci ne fut pas faite. L' enquête de moralité et de personnalité fut demandé par la Chambre d'accusation juste avant le procès de 2002, ce qui a retardé sa date de plusieurs mois, alors que le dossier était fermé depuis Février 98. La convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précise à l'article 5 paragraphe 2 et article 6 paragraphe 1 : Le droit d'être jugé dans un délai raisonnable.

Je précise que si j'avais été jugé quelques semaines plus tôt, j'aurais été acquitté définitivement.

Lors de ce procès de mai 2002, des mensonges fusaient. Pour certains, trop évident, le Président Mr Treille mettaient les témoins en gardent en leur mettant des limites. Il a aussi soulevé le manque de sérieux et de minutie à deux enquêteurs. Il semblait avoir une conviction de ma culpabilité mais rien ne transparaissait durant les débats. Il écoutait, questionnait les témoins à charge ou à décharge dans une teneur identique, tout comme ses assesseurs.
J'ai levé le ton sur le motif, que le fac-similé du colis et la caisse de bois trouvé chez moi, n'était pas similaire, bien au contraire. Les jurés ont eu le droit de les observer et les comparer avec attention.

C'était un procès, certes difficile, mais impartial et neutre. Je fus acquitté sous des quolibets du côté de la partie civile.

Le deuxième procès de Février 2003 fut différent. On se rapprochait de l'inquisition.
L'avocat général me traitait de menteur pendant plus d'un quart d'heure, au sujet d'une facture d'un mini-rupteur, acheté au nom de Mr Boucharenc, mon avocat, en 96, pour démontrer que ce matériel pouvait s'acheter sur stock, à l'unité et par un particulier. Sur la facture était inscrit « Comptoir, représentant 03 ». D'après 1 'avocat général, c'était le nom d'une société afin de pouvoir acheter ce produit que l'on ne fournit pour lui qu'aux sociétés. Je ne comprenais pas, je bafouillais : « Je ne comprend pas, dis-je, je n'ai rien rajouter ». J'étais le menteur qui ose même mentir à ses avocats ! L'explication, je ne l'ai eu qu'après ce procès renvoyé par la société. Comptoir signifie que le produit est acheté et servi au comptoir. Représentant 03 est le secteur de l'adresse « Toulouse ». (05= banlieue Est ; 04= banlieue Ouest ... etc.) Enfin, le procès fut renvoyé après que la partie civile ait déniché soi-disant une preuve accablante, au point de ne pas la communiquer à la défense. Le procès continua un jour de plus. Le Président Ricchiardi avait fait l'erreur de ne pas trancher rapidement. Il a sollicité l'expert Van Schendel qui n'a pas accompli de miracle. J'ai pu avoir en février 03 le sentiment de ce que serait le prochain procès tant redouté, tout en l'attendant avec impatience.

Le troisième procès de Décembre 2003 démarra comme celui de Février 2003. Dès les premiers instants, j'ai eu le pressentiment que le Président et ses trois assesseurs étaient dans une union partisane. On se rapprochait de l'inquisition pour y entrer totalement, dès le second jour.

Des questions m'étaient posées et je ne pouvais réellement m'expliquer ni étayer. D'autres questions étaient à la fois des accusations et une part de plaidoirie. Trois témoins étaient absents et non excusés. On envoya chercher l'un d'eux, un inspecteur à charge. Quant aux deux autres témoins à décharge, rien. « Ce n'était pas important. » Il s'agissait de Mr Gaechter, mon ex-patron, et Mr Gardiola qui a travaillé six mois chez les époux Hernandez, sans être payé, car il était au chômage technique. Il avait donc 100% du salaire pendant 6 mois, et fut renvoyé indélicatement par Mr Terrier en 93.

Pourtant, la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précise à l'article 6 :
« Interroger ou faire interroger les témoins à charge et obtenir la convocation et l'interrogation des témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge ».

Au cours de ce procès, on m'a aussi reproché de m'être remarié et d'avoir conçu un enfant ...pour apitoyer les jurés.

L'article 8 paragraphe 1 de la convention des droits de l'homme précise :
« Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ».

Une experte en écriture d'un cabinet de Paris est venue témoigner et attester en certifiant que l'étiquette du colis piégé n'était pas écrite de ma main. « Cinéma » a brandi l'avocat de la partie civile en levant le poing vers elle :
« Vous travaillez avec une boule de cristal ou du marc de café ? » Cette experte était en larmes :
« Je n'ai jamais vu cela dans un tribunal ».

On lui a amené un verre d'eau et cela a conduit à une suspension de séance. Nous n'étions plus dans un tribunal indépendant et impartial. Comme l'exige la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans ses articles 6 paragraphe 1, article 10 paragraphe 1, article 13. Les autres expert se sont contentés de dire qu'il est probable car c'est une écriture travestie.

Madame Danielle Lebeau, responsable de l' enquête de moralité et de personnalité, exposa ma vie par rapport à mon entourage, ma famille, ma nouvelle femme et ma reconstitution.

A la question : « Pensez-vous qu'un tel homme puisse être l'auteur du colis ? »
sa réponse fut: « Non, je ne le pense pas !»

L'avocat de la partie civile se mis entre elle et les jurés et lui dit d'un ton désagréable :
« Merci Madame de nous montrer de quel bord vous êtes ! » Le Président ne dit rien.
Mr Fabbro, inspecteur en retraite qui dormait pendant ma garde à vue, dira au procès que les écoutes téléphoniques et les filatures n'ont rien donné.

A la question « Avez vous cherché ailleurs? »
sa réponse fut: « Non, parce qu'à l'évidence, c'était lui, son calme, le bouillon de onze heures, le fait qu'il avait porté plainte contre eux, qu'il avait les outils pour concevoir un tel colis, que son ex-épouse eut un malaise quand nous sommes allés chercher son mari, tous ces indices, c'était l'évidence ! »

Mes outils ont été expertisés et les poussières de ceux-ci n'étaient pas comparables au bois du colis.

Les inspecteurs ont parlé d'un délai de 25 min pour faire le trajet de mon domicile à Médilens, donc peu de temps. On ne parlera pas de l'aller et retour, plus le temps de commettre le délit voir même de surveiller afin de ne pas être vu. Ce qui ferait 25x2=50+x=y sachant que y est au moins une heure. A la question « Avez-vous fait le tour de commerces faisant de la découpe de bois sur mesure, afin de voir si des découpes pouvaient être le développé du colis? », sa réponse fut: « Non » . « Pourquoi ? » sa réponse fut: « Je n'étais pas chargé de cette mission. » . A la question « Avez-vous recherché sur des films vidéo des rocades ou de la zone artisanale si le véhicule de Mr Massé était visible? », sa réponse fut: « Non » . « Pourquoi ? » sa réponse fut : « Je n'étais pas responsable de l'enquête . » Alors pourquoi vient-il témoigner si ce n'est pour être uniquement à charge, simplement car c'est pour lui une évidence ?

Quant à l'expert en explosif Mr Van Schendel, son explication commença par la description de ce colis : une caisse en bois d'aggloméré finement travaillée, avec une superbe finition à la raboteuse de professionnel comme celle de Mr Massé. Premier et deuxième mensonge en une seule phrase. J'ai un simple rabot électrique Black & Decker, dont les poussières ont été analysé. Puis à ma garde à vue on m'a montré un morceau d'aggloméré assez conséquent de taille, avec une trace de talonnage de scie sur une tranche (un champ), ce qui prouve que ce bois a été scié et non raboté. Bien évidemment, ce morceau de bois ne fut jamais présent dans les scellés et vu par mes avocats en neuf années. Ne pensez-vous pas que cela est une entrave et une atteinte aux droits de la défense ?

Il continua son exposé. Ce colis contenait cinq bouteilles de 0,75 litre, identiques à celle trouvée chez Mr Massé = Un troisième mensonge. Les goulots de celles du colis furent montrés et comparés au goulot de la bouteille prise chez moi. Le hasard fait qu'ils ne sont pas identiques, ni les capsules qui les fermaient. Il ne s'agit pas d'une expertise complexe, seulement d'un constat visuel. Il poursuit : ce sont des bouteilles de 0,75 litre, et on ne peut en rentrer plus dans le colis= Un quatrième mensonge. J'ai vu lors de ma garde à vue des débris de verres et un culot de bouteille qui me paraissait d'un plus grand diamètre. En plus, lors de ma première garde à vue de décembre , les gendarmes devaient me rendre ces bouteilles dont une était décorée d'une Marianne de l'anniversaire du Bi-centenaire de la Révolution. Voilà encore des scellés dont on parle sans que la défense ait pu en voir la moindre partie. Curieux ou fallacieux ? Il y avait dans un conteneur métallique environ 80 grammes de poudre, que l'on trouve dans les feux d'artifices et pétards à mèche du commerce. La mise à feu était déclenchée par un fil résistant entre deux fils tenus par un scotch genre médical, dans le conteneur métallique, le tout alimenté par une batterie de 12V. Les fils étaient étamés comme ceux trouvé chez Mr Massé (trouvés dans l'alarme, car d'origine de cette alarme). Il rajouta que le conteneur métallique est un résidu de fusion. Là, cela devient aberrant et grotesque. De l'étain fond à la flamme d'un briquet, comme pour le plastique et le scotch genre médical. Les fils et le scotch sont dans les scellés, alors que le conteneur métallique n'est pas visible pour être un résidu de fusion. Il y a une cachotterie et une impossibilité magistrale. Un récipient métallique est sublimé ! Une nouvelle fois ,les droits de la défense sont outragés et bafoués. On se moque et on dissimule des éléments. Puis il termina par un cour de chimie auquel je ne comprenais rien (et ne devait pas être le seul), puisque mon niveau de physique et chimie s'arrête à celui de 6ème alors qu'il s'agissait d'un discours sur des pétards de commerce.

Mr Alcubilla témoigne : Ces dires étaient modifiés après ma remise en liberté de 1995, par rapport à ceux déposés lors de l'enquête policière. Il est démontré qu'il écrira au Juge contre moi des mensonges, à la demande de Mr Terrier, père de Dominique Hernandez, en échange d'une promesse d'embauche dans leur société. A la barre, il bafouille, et prétexte que cet oubli lui est revenu à la mémoire. Il ne confirme pas ses écrits envoyés au juge. « C'est suite à la demande de Mr Terrier que j'ai écrit au juge, cela m'est revenu. » Pourtant, le droit français et la convention des droits de l'homme condamnent les faux-témoignages.
Mr Terrier, témoigne comme témoin alors qu'il ne le fut pas en mai 2002. « On vous écoute , dit le Président. »

Il expliqua qu'il n'y avait que deux personnes présentes dans la salle capables de fabriquer un tel colis : Lui-même « et Massé ». Il dit que dès le premier jour de l'enquête, en voyant les débris de bois aggloméré, il vu ma signature par la conception ; il me montra du doigt à trois reprises en m'accusant, en faisant une mini-plaidoirie de 3è avocat et s'attaqua à l'intégrité de mes avocats qu'il traita de menteurs. Ce n'est qu'à ce moment que le Président lui demanda d'arrêter. Il avoua se trouver sur les lieux de l'accident 15 minutes seulement après l'accident, « ce qui était exceptionnel ». Il reconnu que sa fille n'aurait pas du être là ce matin-là, car elle commençait habituellement en fin de matinée, et que l'employée stagiaire n'est pas venue ce jour là ou bien plus tard. Il a donné un classeur à spirales aux enquêteurs avec une écriture manuscrite, alors que ce classeur ne m'appartenait pas. Il m'a accusé dès le premier jour, avant même avoir vu sa fille et son gendre, auprès des enquêteurs. Il a fait interroger par la police une dizaine de témoins pour démontrer que je suis quelqu'un de violent et menaçant, mais ils ont répondu l'inverse. C'est aussi lui qui ment en disant que j'ai fait mettre le nom d'une société sur la facture du mini-rupteur à l'adresse de mon avocat, alors qu'il sait le non fondé de ses propos pour avoir lui aussi été dans cette société qui les distribue. Il dit avoir travaillé les phosphates, connaître ce mini-rupteur depuis plus de 30 ans. Il s'implique autant, sinon plus que les victimes dans l'entreprise en 92, pour des marchés au Cambodge, Vietnam, Maroc et Corse (Sa fille étant la gérante - cf. article de la Dépêche du Midi fin 92 et 17 décembre 1994). Il embauchait et/ou surtout débauché négligemment (Témoin à décharge absent :Mr Gardiola) . Il cite aussi une machine équipée d'un mini-rupteur, identique à ceux du colis, en informant qu'elle vient de chez Massé, alors qu'elle vient de la société CibaVision. Il reconnaît aussi avoir motivé sa fille et son gendre de porter plainte contre Massé, pour des appels téléphoniques anonymes à répétitions alors qu'il s'avère que c'est un défaut du système d'alarme (Une plainte est déposée contre moi à ce sujet).
Il a aussi cherché à influencer les témoins dans la salle des témoins, et se félicite d'étudier la nature humaine (le béhaviorisme) depuis vingt ans. Il ne parle pas des problèmes de couples entre son gendre et sa fille alors qu'il les connaît. Il expliquera aussi les rencontres fortuites et simples de son petit-fils Yannick et moi (celui-ci habitait au 37 allées Jean Jaurès et je travaillais au 76) comme des expéditions pour m'espionner. Il indique prévenir son gendre et sa fille de regarder sous leur voiture chaque matin, au cas où il y aurait une bombe, afin de cultiver une paranoïa à mon encontre (cf. article de la Dépêché du Midi du 5 octobre 1995), suite à la fin de ma détention provisoire. Il a aussi enquêté lui-même à l'I.N.P.I. sur le code C06B, qui d'après lui est la preuve et la méthode de conception du colis, parmi des centaines de brevets différents portant le même code. Il a témoigné en faisant l'apologie de la vérité, en traitant mes avocats de menteurs, alors qu'il est l'instigateur d'un faux-témoignage. Il a motivé mon ex-épouse de lés aider en leur donnant une photo de mon Bombard C5, qui fut pourtant observé par les enquêteurs. Il habite aussi rue Bourbaki, près de la place aux cochons ou la cabine téléphonique a explosé la nuit même où je suis sortie de détention provisoire en Sept 95. Une autre a explosé près du Lycée St Joseph où j'étais scolarisé, une troisième, place dé la liberté, non loin de mon domicile, puis une quatrième, je né sais où. « Sur ce point, je m'interroge ». Lors du témoignage dé sa fille Dominique Hernandez, elle dît que je posais des alarmes au noir dont une chez un voisin. Ceci est noté dans une déposition des enquêteurs dès les premiers jours de l'enquête alors que c'est entièrement faux. Pour quelle raison ? Pour faire un rapprochement avec « Batterie d'alarme ». Elle avait dît au procès de mai 2002 que je les avait menacé avec une arme Smith & Wesson acheté aux Etats-Unis. Or, ce voyagé aux Etats-Unis était touristique, en famille et lors de la guerre du Golfe. Il était impossible de passer une arme dans l'avion.

Elle dit qu'avant l'accident et même après, j'aurais proféré des menaces ce que personne ne confirme. Elle avait aussi dît à la Presse que je les avais menacé avec une invention de cartouche (cf. article de la Dépêché du Midi 23 mars 1995) alors que c'est faux et qu'elle ne sait pas que cette invention est un cadenas de sécurité. (Brevet déposé à l'I.N.P.I.). Elle dira, tout comme son époux que je voulais la gestion de l'entreprise, ce qui est faux d'autant que je n'ai aucune compétence en gestion et que cela me déplaît. Elle dira avec une autre personne à mon ex-épouse à la fin du procès dé 2002. La prochaine fois, ce sera vous. »Elle rajoutera à ses dires du procès dé décembre 2003 que j'aurais dît : « La vengeance est un plat qui se mangé froid », ce qui n'a jamais été dît en neuf années, ni inscrit dans le dossier. Le Président n'a pourtant rien dît.
Enfin elle dira que lors de la première confrontation chez le Juge : « J'étais menotté et enchaîné par les chaînes aux pieds et qu'elle n'oubliera jamais mon sourire jusqu'aux oreilles en les regardant. » Or, c'est facile de prouver qu'elle ment car l'on ne met pas d'entravé aux pieds lorsque l'on est extrait chez le Juge. De plus, le Juge aurait pris soin de le noter. Le Président connaît tout cela mais ne fit aucun commentaire sur ce souvenir purement fictif.

Mr Joseph Hernandez témoigna :

Il expliquait que leurs cartes dé visite contenait une adresse incorrecte écrite à l'espagnole. Je n'ai jamais compris quel pouvait être le rapport envers moi. Cela signifié simplement que l'adresse du colis était exacte ; donc c'est l'impossibilité que ce soit une personne proche d'eux, qui aurait pu confectionner ce colis ... Et pourtant !

Il parla d'un papier ordinateur dépassant du couvercle du colis, genre listing de facture. Je ne détenais pas d'ordinateur à mon domicile et je n'en utilisais jamais dans le cadre professionnel.
Il expliqua qu'il né faisait pas dé lentille de contact pour des particuliers. Ce qui est faux, car si un particulier a une ordonnancé avec les coordonnées optiques, il peut en faire une deuxième paire, ou renouveler une lentille détériorée.

Puis il parla de soi-disant menaces que j'aurais proféré à son encontre, de ma médiocrité à faire des lentilles. Alors pourquoi avait-il eu besoin dé moi ?

Le Président ne le questionna pas sur ses aventures extra-conjugales, pourtant étalée en partie par le témoin Mr Alcubilla. Il expliqua aussi qu'il m'avait montré son local environ un an avant, ce qui n'est pas raisonnable, et qu'heureusement, je n'avais pas pu voir que les plafonds étaient très hauts car il n'avait pas les clefs. Pourtant, sur les photos de la Dépêche du Midi du 18 Décembre 94, on remarque un local vitré ce qui permet de voir l'intérieur. De plus, il dit avoir eu le bail de ce local qu'en Septembre 94, et l'avoir inauguré en octobre 2004. Or, la dernière fois que j'ai vu cet homme à sa demande, c'était en mars 94 et à Labarthe-sur-Lèze. Mensonge, aberration, incohérence ! Pour finir, je vous parlerais du témoignage de mon ex-épouse, avec laquelle je fus marié 21 ans, et qui m'a soutenu en 95, tout au long de ma détention provisoire, pourtant éprouvante. Nous avons divorcé en 96. Pourquoi et comment s'est-elle rapproché des victimes au point de mentir et de m'accuser à demi-mot, lors de ce procès de décembre 2003 ? Cela a pesé lourd dans l'esprit des jurés qui ne la connaissent pas et ne me connaissent pas non plus. Elle a dit que j'avais utilisé de la mousse à injecter , pour renforcer les tubes acier 50x80 ! De plus, cette remorque fut observée par la gendarmerie et la police. Elle est restée plus de 8 ans sur le parking public à côté de mon domicile. Puis je l'ai retiré en mars 2003 à sa demande. Elle dit que je travaillais une nuit, enfermé dans mon garage, sans préciser quand et à quelle heure. Le Président ne lui a pas reproché de ne le dire que maintenant et pas avant. Du moment que les gens mentent et que cela l'arrange !!

Pourtant, ce fait était après ma première garde à vue, un jour de la semaine qui suivit car je dormais mal à cause de cette affaire. Je m'étais levé de bonne heure et rangeait le garage perturbé par les perquisitions, et sans être enfermé à clef comme elle l'a dit. Elle a dit aussi avoir peur de moi, ce qui est une atrocité. Nous habitons à 300 mètres l'un de l'autre. Elle m'invita à passer une semaine en Corse, chez ses parents, l'été 99, au point que les enfants pensaient à une éventuelle réconciliation. Ensuite, je lui ai laissé ma part de la maison pour un tiers de sa valeur car elle voulait racheter la maison, pour qu'elle reste ensuite pour les enfants. En outre, dans l'attente que je trouve un logement, elle m'hébergea jusqu'au mois de mars 2000. Mon fils Nicolas se leva dans la salle du tribunal pour s'exclamer « Maman, pourquoi tu mens ! ». Le Président lui ordonna de se rasseoir immédiatement. Elle termina en disant : « Daniel, dis la vérité, fais-le pour ta fille de 2 ans ». Là était la preuve de son amertume et sa jalousie, pour avoir reconstruit ma vie avec une ravissante jeune femme de 32 ans, et avoir conçu avec elle une petite fille Gwell. La vérité, je la clame depuis 1994 : Je suis innocent des faits que l'on me reproche. J'oublie tous les détails des suppositions et des hypothèses fallacieuses. Ce n'était pas un procès équitable.
Les droits de la défense, les droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été bafoués, dans une enceinte censée représenter le droit français.

Je suis convaincu que le droit de toute personne à la vie est une valeur fondamentale dans une société démocratique, et que l'abolition de la peine de mort est essentielle à la protection de ce droit et la pleine reconnaissance de la dignité inhérente à tous les êtres humains.

Condamner un homme de 49 ans à 25 ans de réclusion après un procès des plus inéquitables, après un procès plus impartial qui l'avait amené à être acquitté auparavant. N'est-ce pas une condamnation à mort dans un pays qui se dit démocratique !

Ici, je n'ai plus d'idéaux, que ce qu'on m'impose, si je peux l'accepter.
Daniel Massé.

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