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Communiqué de Presse

Daniel Massé Ecrou
2203 V Cellule 2/232
Prison de Seysses Route de Muret
31600 MURET.

SEYSSES, le 05 Avril 2004
A l'attention de la Presse

Monsieur,

Afin de compléter mes précédents écrits et ceux de mes enfants, je joins à cette lettre des articles de presse utiles pour comprendre certains de mes dires. De plus, il m'est très dur d'être considéré depuis le 12 décembre 2003 pour un assassin, car dans ma vie, j'ai sauvé 3 Vies.

La semaine dernière, je me suis retrouvé en réanimation pour deux jours et demi, après une tentative de suicide, pas pour fuir ma détention, ni pour influencer une situation juridique, mais par le grand désespoir qui m'oppresse. En effet, la dernière vie que j'ai sauvé un weekend du premier mai 2000, c'est celle d'une jeune femme qui est aujourd'hui mon épouse.
Elle lutte, mais pourtant sombre dans une dépression, tout comme moi. Nous sommes comme deux oiseaux inséparables qui se meurent une fois séparés, sans que les meilleurs antidépresseurs puissent y remédier.
Je dois vous dire que mon épouse est d'une sensibilité des plus fragiles. Elle a perdu sa mère à l'âge de 15 ans, et été violée par un oncle à partir de cette âge. Elle fut agressée de deux coups de couteau en public en décembre 1999, par une personne qui a fait un mois et demi de détention, sachant qu'elle ne fut jamais convoquée au procès, même à un niveau civil.
Je ne vous dis pas ceci pour influencer votre justice qui nous brise une fois de plus, mais pour dire que rien dans nos vies ne fait que l'on mérite de souffrir autant. Nous ne sommes plus de force et de nature à accepter cette philosophie qui dit: Il faut du temps au temps. Non, nos situations confirment la citation de Sartre : L'enfer, c'est les autres. Je n'ai rien dit au procès de mai 2002, ni lors de celui de décembre 2003, au sujet des mensonges des victimes, encore par compassion et par respect. Mais j'avoue aujourd'hui regretter de ne pas l'avoir fait, car je n'ai qu'une compassion, celle que je dois à mon épouse, mon bébé Gwell et moi-même. J'espère sortir au plus vite de cette spirale judiciaire car elle nous tire vers le bas.
Je vous écris pour condamner une enquête à charge, une procédure identique ne protégeant pas les droits de la défense, un jugement accusatoire et sans preuve voir le contraire, pour aboutir à l'erreur et l'horreur dont nous sommes victimes.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations les plus cordiales.

Daniel Massé

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