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à M.Pialat - la dépêche du midi


Monsieur Daniel Massé
8415 E149 C.D de Muret B.P.312, route de Seysses 31615 Muret

A l'attention de Vincent Pialat - La dépêche du Midi

Muret le 25-12-2006

Monsieur Pialat,

Nous ne nous connaissons pas, seulement au travers de mes enfants, et des archives qui parlent de ce qu'on appelle mon affaire.
Je tiens à rectifier en précisent que ce n'est pas la mienne, et que ce qui m'a amené dans cette spirale judiciaire, ce sont les accusations téméraires et non fondées, des époux Hernandez, et de Mr Terrier. Que le litige qui opposait M Hernandez et moi-même, était de 15.000 francs et non 15.000 euros. Que je suis innocent des faits qui me sont reprochés, étant resté chez moi le soir 19 heures 30 du 15, jusqu'au matin 7 heures 30 de ce 16 Décembre 1994 - ce qui fut confirmé. Sur ce point on n'a jamais prouvé le contraire, car c'est la vérité et il en a été ainsi. On a supposé que, ou imaginé que, pour construire un scénario différent!

Et c'est déjà là, que commence l'erreur judiciaire qui par cela, est celle que je subis.

Si vous examinez les pages de mon site Internet, celles à venir où il y aura des pièces du dossier, ou encore la partie cachée, car j'ai pu avoir ce dossier depuis peu, par l'intermédiaire d'un avocat courtois. Vous conclurez, j'en suis certain, à l'erreur judiciaire organisée. Maître Forget a dit sur F.R.3., que c'était un guet-apens judiciaire et c'était le cas.

Il ne vous dira pas qu'il en faisait partie.

Peut être par inadvertance, il m'a réellement prouvé ce que j'en pense et dit.
Si nous avions l'occasion de nous voir, je pourrais aisément vous le démontrer, vous l'expliquer, vous le prouver même, car je ne suis pas un menteur, ni un mythomane, ni un affabulateur.
Je ne pense pas que les règles de la Pénitentiaire puissent permettre une rencontre, bien que cela ce soit déjà produit en d'autres lieux.

Quand à mon désir d'en finir, il était bien réel. Cela était lâche je le conçois, mais si on pouvez ressentir et comprendre quelle angoisse je traîne tous les jours, quel dégoût et quelle solitude. Je fais une triple peine comme on dit.
Vous savez, il ne faut pas oublier, qu'en 1995 j'ai déjà beaucoup souffert et je ne suis pas le seul. Cette détention provisoire a brisée ma famille qui a éclatée en morceaux par la suite. Entre cette détention et jusqu'à ma condamnation, j'ai subit, il ne faut pas oublier, neuf années d'incarcération morale. Je me suis effondré en 1996 et en 1999 tellement j'étais déstabilisé et seul à cause de cette affaire.

Aujourd'hui, j'en suis à trois ans et demi d'incarcération à tort. Comment le vivriez vous si un drame pareil vous arrivait, ou à l'un des vôtres? J'ai reconstruit avec beaucoup de difficultés ma vie à partir de l'an 2000 jusqu'en 2003. Je la prévoyais calme et paisible avec ma nouvelle épouse et notre fille Gwell, de deux ans. Et en décembre 2003, voilà qu'on me redémolis tous ces efforts et à nouveau ma famille.

Ce n'est pas une fatalité, c'est le résultat d'une Justice obstinée, inhumaine, tricheuse et implacable, qui est représentée par des hommes qui disent représenter la Loi et la respecter.

Voilà pourquoi des femmes et des hommes innocents, condamnés à de lourdes peines, en viennent à cette extrémité. C'est si épuisant de se battre contre des barrières, qui ne veulent pas fléchir et qui s'appellent « La Justice ».
Mon quotidien, je n'en ai pas. Je survis au jour le jour, et je ne passe pas une semaine sans pleurer le soir quand les portes se ferment. Je peux, à ce moment là, évacuer la souffrance de la journée, la rage qui est en moi et surtout cette tristesse d'être enfermé à la place d'un, ou plus vraisemblablement d'autres qui sont libres, eux.

Voilà Monsieur Vincent Pialat, ce que j'avais à vous dire suite à votre article dans la Dépêche du Midi.
Veuillez agréer Monsieur, l'expression de toute ma considération.


Monsieur Daniel Massé.

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