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01-01-2007 Daniel Massé vous a écrit à TOUS

7/ Journal de Bord

Monsieur Daniel Massé 8415 E 149, C.D. de Muret B.P.312, route de Seysses 31605 Muret

A l'attention de tous les visiteurs et acteurs du site.
Muret le 25-12-2006

Chers Internautes,

Tout d'abord, je me dois de demander pardon en premier lieu à mes enfants et à mes parents qui ne sont pas au courant, ainsi qu'à vous qui êtes de plus en plus nombreux à me lire sur ce site Internet, et encore à ce qui me soutiennent en adhérent par leur signature à ma cause, ou qui œuvre dehors à faire connaître mon innocence et cette injustice, comme le font, le groupe Mialet, Nathalie Kass, une journaliste de l'émission « Secrets d'actualité », le comité de défense des Droits de l'Homme de Bayonne, Karine Duchochois, et bien d'autres que j'oublies...

Car le lundi 4 au soir de ce mois, j'ai pété les plombs comme on dit. Un ras le bol de la prison, ce qu'on n'y entend ou que l'on y voit. Aussi, un surmenage à la lecture du code de procédure pénal, la révolte de cette injustice, et toujours le fait que je m'en veuille d'avoir trop fait confiance à mes avocats qui souhaitaient qu'il en soit ainsi. Pourtant leur flegmatisme éclaboussait la salle d'audience, mais je devais garder mon calme ce qu'ils m'avaient conseillé.

J'ai pris une dose massive de médicaments, pour réellement en finir. Puis je me suis allongé pour m'endormir, la fenêtre grande ouverte car cette fenêtre est basse et s'ouvre à partir de dix centimètre du sol, je' voulais aussi que l'hypothermie m'emporte. C'était une nuit de pleine lune que je prévoyais très fraîche. En fait, elle fut aussi douce qu'une nuit de début d'automne. Je pensais qu'entre ces deux facteurs, cette nuit de décembre aurait eu raison de moi.

Ce n'était pas un appel « au secours». Je voulais en finir. Mais les urgentistes font des prouesses. Après quatre jours de coma je me suis réveillé sans séquelle cérébrale malgré un arrêt respiratoire, je peux le dire aujourd'hui. Mais je n'ai pas non plus perdu le dégoût de cet enfermement, de cette injustice bien acheminée, j'en sors bien affaibli tout de même.

Je vais écrire une lettre au Ministre de la Justice en vue de déposer une requête auprès de la Cour de révision, et peut être lui solliciter son aide s'il le veut bien, car je n'ai toujours pas d'avocat pour cette tâche. Ou alors je la déposerais moi-même avec le risque de refus qui en découle quand on n'a plus de conseil.

Le 12 décembre un journaliste de la Dépêche du Midi, et une équipe de la chaîne FR3 Toulouse, sont venus rencontrer mes enfants? Quelles en seront les retombées s'il y en a ? Bien, ou sans grande importance? Je ne le sais pas!

Mes appels au secours, ce sont mes lettres que j'écris à la presse depuis la première semaine de mon incarcération en Décembre 2003.Ce sont aussi celles que j'envoies au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de l'Intérieur et au Ministre de la Justice, qui sont les premiers magistrats de France.

Oui..., je vous demande pardon, car vous êtes environ, 200 à 500 visiteurs par jour à aller sur mon site Internet. Je dois tout de même avouer que je n'ai pas de solution pour soulager mon trop plein d'angoisse et cette triple peine qui en résulte. Même la camisole chimique que je prends quotidiennement, font que je puisse accepter une peine de 25 années d'enfermement à tort. Je perds mon temps, je perds ma vie. Croit on que je puisse l'oublier un jour, si malgré tout j'en sort vivant? On m'aura brisé et changé, c'est sûr.

Je pense que d'ici fin janvier ou février 2007, il y aura sur le site, des dépositions de témoins, entendus ou pas lors des audiences, et si bien sûr elles sont dans le dossier. Car nous avons depuis cet été le dossier pénal que j'ai du payer 900 euros pour un avocat, qui nous l'a par la suite transmis. Pourtant j'aurais du en avoir la copie gratuitement avant l'un ou l'autre des procès, suivant l'art. 279, du code de procédure pénale, afin de faciliter ma défense.
De telle sorte, vous pourrez découvrir des détails que je devrais découvrir aussi si ce dossier est complet. Pour ce qui est à décharge j'en doute beaucoup.

Mon fils travaille beaucoup sur ce site, trop peut être. J'ai peur que lui aussi se fasse submerger et imprégner par cette injustice et qu'il en tombe malade. Et encore, qu'il passe à coté de choses essentielles, C'est-à-dire s'occuper de sa vie, de vivre, de son travail et de son couple. Je ne le remercierais jamais assez pour ce qu'il fait pour moi. Je m'inquiète beaucoup, je ne souhaite pas qu'il tombe dans un surmenage et qu'il en déprime. Il traîne déjà une plaie loin d'être cicatrisée. Celle que lui a laissé sa mère dans le dos en le mettant dehors, à la rue, le 6 janvier 2003, en lui rajoutant en guise d'au revoir, « Tu verras ce qu'il arrivera à ton père innocent dans un mois» Elle faisait allusion au procès de février 2003 qui fut renvoyé. Je ne comprendrais jamais cette folle attitude de sa mère qui fut pourtant une bonne mère quand il était enfant et adolescent. Elle n'est pas sereine sa vie actuelle, et en plus il s'occupe du site, de son père en prison.

C'est aussi le cas de Christelle qui craque de ce trop plein qui n'est pas la vie. Elle doit se rendre compte, que plus le temps passe, plus il est difficile de lutter contre ce rouleau compresseur qu'est l'injustice. Elle aussi est épuisée moralement de ce combat de tranchée contre un redoutable Bunker. Ce qui est jugé, faut plus y toucher. Voilà ce qu'elle doit entendre de la cynique petite voie de la Justice qu'il vaut mieux connaître avant qu'on vous la présente.
Je laisse malgré moi en héritage à mes enfants, une trop forte dose de sensibilité, qu'ils n'ont pas pris de leur mère c'est sûr.

On n'a pas tenu compte dans cette affaire, de l'audace qu'il doit falloir pour faire un tel colis piégé, et de l'avoir obligatoirement expérimenté auparavant. Je n'imagine même pas que l'on puisse concevoir un tel engin dans un espace confiné, sous un toit ou se trouvent la femme et ses propres enfants que l'on aime. Et puis, il y a eu cette fâcheuse coïncidence, que mon épouse pris exceptionnellement deux imovanes pour l'aider à s'endormir. Il aurait fallu que je sois devin pour que cette coïncidence n'en soit pas une. On a exploité ceci, en voulant même laisser entrevoir que ce soit moi qui le lui aurais fait avaler. Quel scénario!

J'ai fait un jour une promesse à ma mère, au cas où les choses ne s'arrangeraient pas, si mon innocence ne m'était pas rendue. Je ne pourrais que la tenir.
Rien de nos vies, la mienne et celle des miens, ne méritait un tel châtiment.

Merci de continuer à être aussi nombreux à visiter ce site. Les injustices en France ne sont pas occasionnelles. Il y en a plusieurs par ans. Il est temps que plus de gens le sachent.
Veuillez agréer chers Internautes, chers lecteurs, l'expression de mon profond respect.


Monsieur Daniel Massé.

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