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24-10-2006 Réforme de la justice : Le marchand de sable est passé

Requête CEDH 2010
Et si la commission parlementaire d'Outreau n'avait eu pour seule conséquence que de légitimer l'avortement de la réforme de la Justice ?
Imaginer que l'avortement ait pu être prémédité bien avant la conception du bébé relève-t-il de la paranoïa ? Peut-être pas. Quel meilleur alibi pour des élus et autres « coutumiers du fait » que d'enfanter eux-mêmes l'objet de leur infanticide ?

Prenons un peu de recul, l'enchaînement des événements au sujet de la réforme de la Justice n'est-il pas étrange ou pour le moins improductif ?
Les médias s'emparent d'une erreur judiciaire. L'opinion est sonnée. Une commission d'enquête parlementaire est créée. Un projet de réforme est annoncé, puis avorté, puis fossoyé.

L'opinion n'est pas moins influençable à la vue d'un symbolique magistrat mis en cause qu'à la vue d'un symbolique autobus incendié en banlieue. Une part suffisante des électeurs peut croire de facto que les banlieues sont à feu et à sang, donc une part tout aussi suffisante pourra croire que - en l'état actuel de la Justice - à chaque fois qu'un magistrat commettra une erreur, il aura à s'en expliquer sous le feu des projecteurs.

La politique de la république ne véhicule plus de valeurs républicaines mais des opinions pour républicains : C'est une guerre d'opinions à tous les niveaux.

Un escadron médiatique a été déployé pour la seule affaire « Outreau » alors que comme le très pertinent article d'Isabelle Debergue le souligne : L'équivalent - en années de prison - de 28 affaires Outreau, soit 600 ans de prison, a été rafistolé au cours de la seule année 2004 sans mériter pour autant ni commission d'enquête, ni sursaut médiatique.

L'affaire d'Outreau n'est peut-être bien qu'un pingouin sur un iceberg qui en cachant à peine sa partie émergée ; nous invoque, apparemment avec succès, à ne même pas imaginer l'existence d'une partie immergée de l'iceberg.
En rappelant que cette affaire ne doit pas nous conduire à ignorer quantités d'autres erreurs judiciaires avérées, on fait preuve de prudence ; mais on relaye bien malgré soi une information erronée : Un glaçon ne fait pas de surf !

Si le juge Burgaud s'en sort en expliquant qu'il n'a fait que suivre les procédures, continuerez-vous à dormir sur vos deux oreilles ? Que croyez-vous qu'il arrive à ces innocents malchanceux qui sont exposés seuls à cette procédure dite « inquisitoire » sans connaître de saint-bernard au royaume des loups aussi téméraire qu'un « Dupond-Moretti » ?
N'est-il pas plus « économique » de les enterrer vivants plutôt que d'organiser une commission d'enquête parlementaire pour les sauver ?

- Avec un moyenne de 600 détenus innocentés par an - comment croire que pas un seul ne soit encore en train de payer pour le crime d'un autre ?

Que reste-t-il à penser au bon peuple ? Quelle est la croyance du peuple la plus vitale pour une institution judiciaire féodale gangrénée par la Franc-maçonnerie ?

Le peuple doit à tout prix s'y croire souverain pour précisément continuer à ne pas l'être.

Certains de ces malfaisants ont instrumentalisé l'affaire d'Outreau pour nous faire croire que le système Judiciaire Français fonctionne : Lorsqu'une dérive est toujours possible (mea-culpa, l'erreur est humaine), elle est « réparable », promptement « réparée » et s'accompagne d'un grand retentissement dans les médias de masse qui exercent alors leurs bons offices en tirant la sonnette d'alarme, assumant glorieusement le titre de « contre-pouvoir » que l'opinion leur a naïvement décerné.

Chers érudits ne vous méprenez pas, si dans vôtre quête de la vérité vous vous êtes intéressés aux rouages occultes de notre appareil judiciaire, et quelles qu'en soient les raisons, vous ne répondez plus aux critères de « la loi normale ».
Le justiciable par défaut, celui qui n'a jamais eu à faire à la justice ou n'a jamais fait l'effort d'en déchiffrer les codes, représente encore la grande majorité de la population et - par voie de fait - des électeurs.

Outreau n'est qu'un cadeau « Bonux » offert au citoyen lambda susceptible d'avoir recours à la justice, sans en connaître ni la composition, ni les principes actifs.
Pourtant, chacun le sait, le cadeau « bonux », quoique sans utilité dans votre corvée de lessive, vous le payez aussi.

Ce justiciable là peut être rassuré par un apparent cataclysme judiciaire « Outreau » tel que le lui montrent les médias de masse. Il peut en conclure que - même si ça n'arrive qu'aux autres - si par malheur ça lui arrivait à lui ; s'il se retrouvait un jour accusé à tort par des policiers et/ou experts et/ou magistrats et/ou médias trop zélés ; il lui suffirait d'attendre que la manifestation de la vérité surgisse comme par magie de l'opinion comme une hola surgit d'un stade de foot sauf que quand les joueurs sont des inconnus et que le match a lieu à huis clos, il n'y a pas de supporters, donc pas de hola.

Yannick Massé le 24-10-2006

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