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à Me FORGET

Comme je vous l'ai dit dans mon précédent courrier, je n'accepte pas ces propos erronés venant de mon propre conseil, alors qu'ils ne sont pas fondés.


Daniel Massé
8415 E149
C.D. de Muret B.P.312
31605 MURET

A l' attention de Maître J.L. Forget

Muret le 18-juin-2006

Cher Maître,

Dans votre courrier du 30 mai 2006, vous me demandez de répondre clairement à certaines questions que vous me posez.

Tout d'abord vous dites que nos échanges épistolaires deviennent de plus en plus stériles.

Pensez vous que le désir de témoigner de la part de mes enfants et la plainte qu'ils ont déposée, (Plainte rejetée par l'avocat général qui m'a condamné) sont stériles ? Je dirais oui, puisqu'on les néglige totalement.

Pensez vous que la nouvelle qui démontre que la femme de ménage n'aurait eu aucune raison de passer par l'arrière du bâtiment car il n'y a pas d'issue donc pas de corrélation avec ce qui fut dit par l'avocat général lors du procès, est stérile. Je dirais oui, puisque personne ne soulève ce fait nouveau.

Pensez-vous que laisser dire que je devais bien connaître les lieux et les habitudes des époux Hemandez, alors même que je ne les avais plus vu depuis une durée de 10 mois et que jamais de ma vie je n'ai été sur les lieux ne le connaissant pas, soit stérile. Je dirais oui, puisqu'on l'a supposé sans opposition.

Pensez-vous que des soi-disant menaces que j'aurais émises aux époux Hernandez, menaces prenant naissance après les faits et que je réfute énergiquement, soit stériles. Je dirais oui, puisqu'elles ne sont pas contredites.

Pensez-vous que clamer mon innocence à la presse et ailleurs comme je le fais soit stérile. Je dirais oui, puisque je suis le seul à le crier contre le doute qui m'a condamné.

Vous me demandez de vous dire clairement si j'ai confiance en vous et maître Denis Boucharinc. Maître Boucharinc, je n'ai aucune nouvelle de lui depuis plus de deux ans..., alors qu'en dire. Je me souviendrais qu'il plaida mon innocence au procès de mon acquittement, et le doute au procès de ma condamnation.

Dans mon dernier courrier, je vous ai dit que ma confiance je ne savais plus ou elle en était. Entre temps, j'ai envoyé à mon père votre courrier où vous me disiez que les culots de bouteilles furent observés lors des audiences et qu'il aurait été établi qu'ils étaient différents de celui de la bouteille m'appartenant. Puis nous en avons parlé au téléphone puisqu'il était présent aux trois procès, prenant le maximum de notes. Il est sans conteste de mon avis pour affirmer que non ! Les débris de verre ou culots de bouteille n'étaient pas présents lors des audiences, seul les goulots sans différence réellement apparente furent montrés, et la similitude fut palabrée à charge comme dans tout le déroulement du procès. Comme vous le dites, «Dans la position unique dans laquelle je suis », j'aurais pu perdre la raison, ma tête ou mes souvenirs? Cela n'est pas le cas, mon père me le confirme. Comme je vous l'ai dit dans mon précédent courrier, je n'accepte pas ces propos erronés venant de mon propre conseil, alors qu'ils ne sont pas fondés. Si vous maintenez vos dires sur ce sujet, alors non, je ne peux plus avoir confiance en vous. C'est peut-être le but qui est recherché tant ce fait nouveau est balayé. Pour votre information, je ne compte pas m'éterniser même à court terme dans cette condamnation inique ou même des faits nouveaux sont rejetés. Vous me demandez aussi de vous honorer de vos diligences. Je veux sortir de prison pour cela, car je suis là dans le doute. Plus le temps passe, plus je réalise dans quelle poisse je suis. Je dois admettre que l'on a bien profité de ma faiblesse et de ma stupidité au niveau juridique.

Vous me dites, «Je crois en votre innocence». Cela ne nourrit pas mon espérance, je sais que je suis innocent ne pouvant imaginer un somnambulisme de plusieurs heures. Oui je peux croire que l'on peut y croire à mon innocence comme vous le dites. Faut-il qu'elle soit pointée du doigt au niveau judiciaire. Comment, par quelle procédure? Je suis loin d'être avocat et d'en connaître...les rouages. Je connais mon innocence et ne sais que la clamer dans une grande solitude, malheureusement. C'est pour répondre à une autre de vos questions : Je n'ai pas d'autre conseil que vous.

En effet, il y a un site Internet pour que mes mots ne s'envolent pas. Cela a l'air de vous déplaire et je ne vois pas ou est le mal. Il n'est pas terminé, il y a des articles de presse, mes courriers dans lesquels je ne dis que la vérité dont je n'ai pas à avoir honte. Vos courriers qui sont le reflet d'un système judiciaire. Un site où l'on pourra assister à un enlisement ou un dénouement raisonnable.

Je suis un piètre orateur ou écrivain en comparaison de vous, mais je pense avoir répondu à votre courrier. Si ce n'est pas le cas, c'est que je suis trop bête peut être. C'est aussi en partie et à cause de cela que j'ai été condamné. Je regrette de vous avoir écouté quand vous m'avez conseillé de rester calme et de vous laisser me défendre. Au procès de Toulouse je m'étais exclamé avec rage et je fus acquitté. J'aurais du recommencer aux autres derniers procès. Je peux comprendre que vous ne me compreniez pas, puisque que vous n'êtes pas à ma place.

Vous dites que nos courriers sont stériles, dites insipides c'est plus juste, ou alors cela voudrait dire que mes clameurs ne vous intéressent pas. Je voudrais terminer en disant qu'un coupable est dehors ce qui me serait égal, mais ce qui est grave c'est qu'un innocent soit en prison, c'est moi, qui ai déjà perdu pied redoutant les mois à venir.

Veuillez agréer cher maître, mes salutations les meilleures.

Daniel Massé.

18 June 2006 5830 lu 0 commentaire Imprimer

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