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de Me FORGET

Je comprends votre souffrance parce que je crois en votre innocence. Je comprends également l'ingratitude parce qu'elle me semble être une conséquence de cette souffrance.


Laurent de CAUNES Avocat à la Cour

Jean-Luc FORGET Avocat à la Cour Ancien Bâtonnier

SOCIETE CIVILE PROFESSIONNELLE D'AVOCATS

En collaboration: Emmanuelle CASELLAS David LEGRAIN Pascaline LESCOURET Vincent PARERA


TOULOUSE, le 31 janvier 2006

Nos réf. : 990233 (257/1999) JLF/NV MASSEIMP


Cher Monsieur,

Je suis effectivement venu vous rencontrer à la maison d'arrêt ce 22 décembre 2005 mais n'ai pas le souvenir précis des propos que vous me prêtez dans votre courrier daté de ce 23 Janvier.

Toutefois, si vous avez pu entendre l'expression que vous rappelez, c'est peut-être parce que vous m'avez signifié ce jour là que vous n'envisagiez pas de me régler la moindre somme au titre de mes honoraires d'assistance devant la Cour d'Assises de MONTAUBAN, des frais que j'ai assumé et que j'assume encore, alors même que j'ai poursuivi mon travail dans le cadre de la saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

J'ai effectivement réagi car vos propos étaient contraires aux engagements que vous aviez pris auparavant à mon égard.

Ainsi, j'ai pu vous indiquer que l'exercice de la profession d'avocat ne pouvait pas se confondre avec un sacerdoce.

Par ailleurs, je suis très surpris que vous puissiez évoquer avec moi une procédure tendant à obtenir la révision de votre procès puisque - très clairement - vous m'aviez indiqué avoir confié cette initiative procédurale à Maître TAMALET avocat au barreau de PARIS.

J'ai d'ailleurs pu lire dans la presse nationale que celui-ci saurait reprendre ce que vos précédents conseils avaient mal fait.

Pour ma part, et ainsi que vous le savez parce que je vous en ai précisément tenu informé, j'ai saisi la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

Je suis dans l'attente de connaître l'évolution de cette procédure et interroge d'ailleurs ce jour, par courrier, cette juridiction.

Je comprends votre souffrance parce que je crois en votre innocence. Je comprends également l'ingratitude parce qu'elle me semble être une conséquence de cette souffrance.

Aussi j'ai poursuivi mon travail sans faire grand cas des attitudes des uns et des autres.

Je vous invite tout de même à apprécier et à distinguer ceux qui s'efforcent de faire malgré l'ingratitude, de ceux qui se bornent à juger trop sévèrement le travail des autres sans pour autant prendre quelque initiative utile.

Je demeure toujours à votre disposition et vous prie de croire, cher Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Luc FORGET

31 January 2006 5561 lu 0 commentaire Imprimer

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